
Je m’appelle Christophe Benchérif.
Je ne viens pas du monde politique.
Je viens d’un parcours fait d’accidents, de détours, de luttes, de reconstructions.
Enfant placé à la DDASS dès l’âge de six ans, j’ai appris très tôt deux choses :
que rien ne se donne, tout se mérite ;
et que la France peut être exigeante mais aussi profondément protectrice.
Mon chemin n’était pas tout tracé.
CAP mécanicien, CAP électricien, engagement chez les parachutistes, puis un retour tardif sur les bancs de l’école. Baccalauréat, classes préparatoires, école d’ingénieur, industrie.
Et finalement, le métier que j’ai choisi : transmettre. Depuis plus de dix ans, j’enseigne les mathématiques en collège.
À travers ces expériences, j’ai connu plusieurs visages de notre pays :
le travail manuel, l’engagement, le travail intellectuel, l’entreprise, l’école publique.
Et comme beaucoup d’entre vous, pendant ces cinq décennies de vie, j’ai aussi vu la France changer.
J’ai vu la désindustrialisation progresser, à mesure que la France se diluait dans l’Union européenne et dans un monde toujours plus globalisé.
J’ai vu les gens s’éloigner les uns des autres à mesure qu’ils devenaient de plus en plus « connectés ».
J’ai vu notre pays perdre peu à peu le droit de décider pour lui-même les grandes orientations qui lui seraient propres.
Le référendum de 2005 : les Français disent NON, clairement, massivement.
La réponse ? Le traité de Lisbonne, imposé cette fois, sans nous demander notre avis.
Aujourd’hui le Mercosur : nos paysans disent NON, la France dit NON, mais ceux qui décident à notre place disent OUI.
Ce petit refrain se répète, encore et encore.
Un soir, une phrase a été de trop.
Le petit ami de ma fille, 21 ans, lui expliquait que « la France n’était rien », qu’elle ne pouvait pas exister sans l’Union européenne, sans « les autres ». J’ai eu le ventre qui se noue.
Comment un pays comme le nôtre a-t-il pu en arriver à douter autant de lui-même ?
À faire douter sa jeunesse de sa propre force ?
C’est cette question qui m’a conduit à agir.
Je n’appartiens à aucun parti.
Aucun des clivages actuels ne me parle, aucun ne me donne d’espoir, ni pour mon pays, ni pour mes enfants, ni pour moi.
Alors j’ai décidé d’agir autrement, non pas comme homme politique, mais comme citoyen qui refuse de se taire et de se résigner.
Je suis intimement convaincu que la France doit se libérer.
Je n’ai pas douté en 2005, comme la majorité d’entre vous, malgré toutes les menaces que la classe dirigeante faisait peser sur le NON.
Alors aujourd’hui, j’ai créé une association : Pour La France.
Son objectif est simple : libérer notre pays des contraintes qui l’empêchent de décider pour lui-même.
Nous n’avons plus le luxe de nous diviser sur des points programmatiques qui, dans le cadre actuel, sont de toute façon décidés par l’Union européenne.
Il est temps de faire un choix de société.
La France n’est pas condamnée.
Elle peut encore choisir son destin !
Pour La France.
Impossible n’est pas Français !
