Mes chers amis,
Mes chers compatriotes de France métropolitaine et d’outre-mer,
Aujourd’hui, je prends une décision personnelle.
Je vous propose ma candidature à l’élection présidentielle de 2027.
Une candidature ponctuelle.
Pour un mandat unique.
Pour une seule mission : rendre à la France sa pleine souveraineté.
Mon élection sera un référendum.
Un référendum en écho à celui que nous avons vécu en 2005.
Cette année-là, les Français avaient dit « NON », clairement et massivement, à la construction européenne telle qu’elle nous était proposée.
Ce NON a été ignoré.
Le traité de Lisbonne l’a effacé.
Depuis ce jour, beaucoup de Français ont le sentiment que leur voix ne compte plus vraiment, que nous sommes en présence d’une démocratie de façade.
Je veux rendre au peuple sa voix.
En 2027, je vous propose un choix simple.
Souhaitez-vous que la France retrouve le droit de décider pour elle-même ?
Souhaitez-vous redevenir maîtres de vos lois, de vos normes, de vos frontières, de votre économie et de votre agriculture ?
Si vous estimez que le cadre actuel de l’Union européenne est le bon pour notre pays, alors vous aurez le choix entre de nombreux candidats.
Mais si vous pensez, comme moi, que ce cadre est devenu un carcan qui limite notre liberté collective, alors je serai votre porte-voix.
Si vous m’accordez votre confiance, je m’engage à activer l’article 50 du traité européen dès mon entrée en fonction.
Pendant deux ans, la France renégociera librement ses relations avec l’Union européenne et avec tous les pays qui souhaiteront être nos partenaires.
Nous reprendrons le contrôle de nos lois, de nos normes, de nos échanges et de nos frontières.
Mais ce mandat ne sera pas seulement celui de l’indépendance nationale.
Il sera aussi celui du retour du pouvoir de décision au peuple.
Je ne suis pas un professionnel de la politique.
Je n’ai pas de parti.
Je n’ai pas d’appareil.
Je suis simplement un citoyen français, comme la plupart d’entre vous.
J’ai travaillé de mes mains.
J’ai été militaire.
J’ai travaillé dans le bâtiment puis dans l’industrie.
Aujourd’hui, j’enseigne.
Je connais la France réelle : celle du travail, des provinces, de l’école publique.
Mais je ne prétends pas avoir seul toutes les réponses.
Si je suis élu, je proposerai d’ouvrir partout dans le pays les Assises de la Nation.
Dans chaque ville, chaque village, chaque territoire d’outre-mer, les Français pourront se réunir, débattre et proposer.
Leurs cahiers de doléances serviront de base à de grandes réformes soumises par référendum.
Nous réfléchirons ensemble à quelques grands chantiers essentiels :
- l’école et l’éducation de nos enfants,
- l’économie et la justice sociale,
- l’immigration,
- l’écologie et l’énergie,
- le fonctionnement de notre démocratie.
Ce ne sera pas le projet d’un homme.
Ce sera celui d’un peuple.
À l’issue de ce mandat, la France aura retrouvé une grande partie de son indépendance.
Elle aura retrouvé un cap.
Et moi, comme je m’y serai engagé, je me retirerai.
Ce mandat ne sera pas celui d’un homme.
Il sera celui d’un peuple qui se réveille.
Un peuple souverain, responsable et libre.
Peut-être est-ce une folie.
Mais la France ne s’est jamais relevée autrement que par la folie des hommes libres.
Pour la France.
Pour nos enfants.
Impossible n’est pas Français !
Je vous remercie.
Christophe Benchérif
